Faut-il jouer sur les outsiders ou les favoris ?



    Une équipe connue est souvent très favorisée par les parieurs, ce qui diminue sa cote parfois exagérément par rapport à sa véritable probabilité de réussite. Par l'effet des vases communicants, cela augmente donc la cote de l'outsider. Donc, à condition que les cotes au départ soient représentatives de la probabilité de victoire, il est en général plus intéressant sur le long terme de parier sur les favoris, et en pari multiple, de façon à sécuriser ses mises et à empocher des gains plus faibles mais récurrents.


    Application aux sports américains

    Dans les sports américains, l'équipe qui n'est pas favorite (donc l'outsider) est appelée "underdog". C'est elle qui se voit accorder des points supplémentaires dans les paris à handicap.

    Il n'est évidemment pas rare que les équipes favorites (et souvent célèbres) soient surcotées. Dans ce cas, la cote de l'underdog, par rapport à cette équipe favorite, est souvent intéressante par rapport à ses probabilités réelles de victoire. C'est le principe de calcul des "value bet", que d'identifier ces bonnes cotes. Mais attention, ce principe doit obéir à certaines règles.
    En effet, il faut aussi prendre en compte le but de chaque équipe : le favori se doit de gagner et donc une défaite équivaut à un très mauvais résultat. Il faut par conséquent éviter les paris à handicap sur l'underdog qui impliquent une défaite pour le favori dans le match réel.

     

    Exemple en Hockey :
    En hockey, l'équipe favorite se voit en général octroyer un handicap de -0.5 ; ce qui veut dire que l'underdog a un avantage de +0.5. Mais en hockey, si vous pariez sur l'underdog et que ce pari se révèle exact, ça veut dire que le favori a perdu dans le match réel ou a fait, au mieux, match nul, ce qui, pour une équipe jouant à domicile, n'est pas un bon résultat en général. Cette équipe n'est pas prête à accepter facilement cela, donc elle se battra contre un tel évènement. Dans ce cas, son intérêt (qui est de gagner le match) sera en conflit avec votre objectif (gagner votre pari avec handicap). Il peut être alors plus judicieux de jouer directement le pari "straight" (money line), c'est à dire sans handicap, sur l'underdog, avec la cote qui est en général meilleure.
    Parier sur le hockey


    Exemple en basket :
    En basketball, c'est différent : si une équipe a un handicap de -5 points, celasignifie que l'underdog se voit octroyer 5 points. Cela veut aussi dire que même si l'équipe favorite gagne, vous pouvez quand même gagner votre pari (par exemple si elle gagne avec un écart de 4 points maximum). Donc l'objectif de l'équipe favorite (gagner le match) n'est pas forcément incompatible avec le vôtre. Les deux peuvent se réaliser et tout le monde est content. Bien sûr le goal average est parfois utile à améliorer pour une équipe, mais dans les sports américains, ce n'est pas un critère majeur dans le classement.
    Parier sur le basket

     

    Exemple en baseball :
    Pour les paris over/under, il faut aussi faire attention. Au baseball par exemple, le minimum d'un match est de 1 point, tandis que le maximum théorique est illimité. Donc, bien que la moyenne statistique de points par match soit aux alentours de 9.5, cela ne signifie pas qu'il y a autant de chances que le résultat soit en dessous qu'au dessus. En effet, il est plus probable que le match soit en dessous de cette moyenne (en général un peu en dessous), pour que justement, quand les matches finiront avec des points très nombreux, du type 13 ou plus, cela compense.
    Parier sur le baseball